Quelques chants militaires



La Madelon Fanchon Les Lansquenets
Les africains Les commandos Contre les viets
La Prière (EMIA) La Prière (texte original) La Marseillaise
Les Cuirassiers Debout, les paras ! En passant par la portière
Etre et durer L'infanterie de Marine Loin de chez nous
Marche du 1er Commando de France Les oies sauvages La Piémontaise
La rue Souvenir qui passe Au terrain
Les dragons de Noailles Landes Bretonnes (NB)

La Madelon

Pour le repos, le plaisir du militaire,
Il est là-bas à deux pas de la forêt,
Une maison, aux murs tout couverts de lierre,
« Aux tourlourous », c'est le nom du cabaret.
La servante est jeune et jolie,
Légère comme un papillon.
Comme son vin, son oeil pétille,
Nous l'appelons la Madelon.
Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour,
Ce n'est que Madelon, mais pour nous c'est l'amour.
Quand Madelon vient nous servir à boire,
Sous la tonnelle, on frôle son jupon.
Et chacun lui raconte une histoire,
Une histoire à sa façon.
La Madelon pour nous n'est pas sévère
Quand on lui prend la taille ou le menton,
Elle rit c'est tout l 'mal qu 'elle sait faire.
Madelon, Madelon, Madelon !
Nous avons tous au pays une payse
Qui nous attend et que l'on épousera.
Mais elle est loin, bien trop loin pour qu'on lui dise,
Ce qu'on fera quand la classe rentrera.
En comptant les jours, on soupire,
Et quand le temps nous semble long,
Tout ce qu'on ne peut pas lui dire,
On va le dire à Madelon.
On l'embrass' dans les coins.
Elle dit: « Veux-tu finir... »
On s'figure que c'est l'autre, çà nous fait bien plaisir.
Un caporal au képi de fantaisie
S'en fut trouver Madelon un bon matin.
Et fou d'amour, lui dit qu'elle était jolie,
Et qu'il venait pour lui demander sa main.
La Madelon, pas bête en somme,
Lui répondit en souriant :
« Pourquoi épouserais-je un seul homme
Quand j'aime tout un régiment ? »
Tes amis vont venir, tu n'auras pas ma main,
J'en ai bien trop besoin pour leur servir du vin.



Ce chant a été créé par Monsieur Bach en avril 1914 (vraisemblablement le 23-04). Il était interprété à l'origine par les tourlourous (comiques troupiers très répandus durant la Première Guerre Mondiale). Bach est aussi le créateur (en 1913) d'un personnage célèbre, le fameux Bidasse...

Fanchon

Amis, il faut faire une pause
J'aperçois l'ombre d'un bouchon
Buvons à l'aimable Fanchon
Chantons pour elle quelque chose.

Ah ! c'que son entretien est bon.
Qu'elle a de mérite et de gloire.
Elle aime à rire, elle aime à boire.
Elle aime à chanter comme nous (ter)


Fanchon, quoique bonne chrétienne,
Fut baptisée avec du vin,
Un bourguignon fut son parrain,
Une bretonne sa marraine.
Fanchon préfère la grillade
A d'autres mets plus délicats.
Son teint prend un nouvel éclat,
Quand on lui verse une rasade

Un jour le copain la Grenade
Lui mit la main dans son corset.
Ell' répondit par un soufflet
Sur le museau du camarade.

Si quelques fois elle est cruelle,
C'est quand on lui parle d'amour.
Mais moi je ne lui fais la cour
Que pour m'enivrer avec elle.


Inspirée par l'abbé de L'Attaignant (1757), ce fut une chanson très en vogue sous la Restauration.

Les Lansquenets

Ce monde vétuste et sans joie, Faïlala.
Croulera demain devant notre foi, Faïlala
Et nos marches guerrières
Feront frémir la terre
Au rythme des hauts tambours des lansquenets (bis)


Que nous font insultes et horions, Faïlala
Un jour viendra où les traîtres paieront, Faïlala
Qu'ils freinent donc s'ils l'osent
Notre ascension grandiose
Que rythment les hauts tambours des lansquenets (bis)


Nous luttons pour notre idéal, Faïlala
Pour un ordre nouveau et national, Faïlala
Et à l'heure dernière
Nous quitterons la terre
Au rythme des hauts tambours des lansquenets (bis)

L'air populaire des lansquenets (mercenaires allemands servant en France) nous vient de Suède mais il fut popularisé par le biais des allemands.



Les africains

Nous étions au fond de l'Afrique, gardiens jaloux de nos couleurs.
Quand sous un soleil magnifique, retentissait ce cri vainqueur :
En avant, en avant, en avant !

C'est nous les africains qui arrivons de loin,
Venant des colonies pour sauver la Patrie.
Nous avons tout quitté, parents, gourbis, foyer.
Et nous gardons au coeur une invincible ardeur,
Car nous voulons porter haut et fier, le beau drapeau de notre France entière.
Et si quelq'un venait à y toucher, nous serions là pour mourir à ses pieds.
Battez tambour, à nos amours, pour le pays, pour la Patrie,
Mourir au loin, c'est nous les africains.


Pour le salut de notre Empire, nous combattons tous les vautours.
La faim, la mort nous font sourire, quand nous luttons pour nos amours.
En avant, en avant, en avant !

De tous les horizons de France, groupés sur le sol africain
Nous venons pour la délivrance qui, par nous se fera demain.
En avant, en avant, en avant !

Et lorsque finira la guerre, nous reviendrons à nos gourbis
Le coeur joyeux et l'âme fière d'avoir libéré le pays
En criant, en chantant, en avant...


Les paroles datent de 1915 et la musique de 1943. Ce chant, dédié au colonel Van Ecke (commandant du 7ème chasseurs d'Afrique), est désormais celui des anciens d'Afrique du Nord.


Les commandos

Les commandos partent pour l'aventure, l'soleil couchant les salue.
Chez l'ennemi la vie sera très dure, pour ceux qui pillent et qui tuent.

France, ô ma France très belle, pour toi je ferai bataille,
Je quitterai père et mère, sans espoir de les revoir jamais.
La la la la la la la......


En pagayant sur la mer toujours belle, ils songeront à leur vie.
Demain, peut être elle sera éternelle, ils tomberont dans l'oubli.

Loin du biffin qui toujours les envie, un Dakota les dépose.
Loin de la fille qui pour eux toujours prie, dans leur pépin ils reposent.

Si d'aventure la mort les refuse, ils reviendront vers le port.
Ils sabreront le champagne qui fuse, à la santé de leurs morts.

Ecrit en 1948 par le 11ème Choc sur un air oublié.


Contre les viets (Dans les combats)

Contre les viets, contre l'ennemi,
Partout où le devoir fait signe,
Soldats de France, soldats du pays,
Nous remonterons vers les lignes.

O légionnaires, le combat qui commence.
Met dans nos âmes, enthousiasme et vaillance.
Peuvent pleuvoir grenades et gravats,
Notre victoire en aura plus d'éclat.
(2 derniers en bis)

Et si la mort nous frappe en chemin,
Si nos doigts sanglants se crispent au sol,
Un dernier raid, adieu et demain
Nous souhaiterons faire école.

Malgré les balles, malgré les obus,
Sous les rafales et sous les bombes,
Nous avançons vers le même but,
Dédaignant l'appel de la tombe.

Ce chant a été adopté par la Légion en Indochine par le 1er BEP. Il avait juste fallu remplacer les "rouges" par les "viets" pour reprendre la version que chantait la LVF sur le front de l'Est.


La Prière (EMIA)

Refrain, deux fois :

Mon Dieu, mon Dieu, donne-moi la tourmente,
Donne-moi la souffrance
Donne-moi l'ardeur au combat
Mon Dieu, mon Dieu, donne-moi la tourmente,
Donne-moi la souffrance
Et puis la gloire au combat (bis)

Ce dont les autres ne veulent pas
Ce que l'on te refuse
Donne-moi tout cela, oui tout cela
Je ne veux ni repos, ni même la santé
Tout ça, mon Dieu, t'est assez demandé

Deux fois :
Mais donne-moi (bis)
Mais donne-moi la foi
Donne-moi force et courage

Mais donne-moi la foi
Pour que je sois sûr de moi.

Ce chant, sur l'air de la marche consulaire, a été créé en 1961 par l'élève officier Bernachot de la 1ère Promotion de l'EMIA.


La Prière (texte original)

Je m'adresse à vous, mon Dieu
Car vous seul donnez
Ce qu'on ne peut obtenir que de soi.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qu'il vous reste.
Donnez-moi ce que l'on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas la richesse,
Ni le succès, ni peut-être même la santé.
Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement
Que vous ne devez plus en avoir.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qu'il vous reste,
Donnez-moi ce que l'on vous refuse.
Je veux l'insécurité et l'inquiétude.
Je veux la tourmente et la bagarre,
Et que vous me les donniez, mon Dieu,
Définitivement.
Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n'aurai pas toujours le courage
De vous les demander.
Donnez-moi, mon Dieu, ce qu'il vous reste,
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.
Mais donnez-moi aussi le courage
Et la force, et la foi.
Car vous seul donnez
Ce que l'on ne peut obtenir que de soi.

Le texte original de "La Prière", a été retrouvé dans le carnet d'un professeur de philosophie : l'aspirant Zirnheld. Il fut le premier officier parachutiste français mort au champ d'honneur en Libye, le 27 avril 1942.


La Marseillaise

Aux armes, citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur...
Abreuve nos sillons !


I
Allons ! Enfants de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé ! (bis)
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras
É gorger vos fils, vos compagnes.
Aux armes, citoyens ! etc.

II
Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves, Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français ! pour nous, ah ! quel outrage !
Quels transports il doit exciter ;
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !
Aux armes, citoyens ! etc.

III
Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! des phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
Dieu ! nos mains seraient enchaînées !
Nos fronts sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
Aux armes, citoyens ! etc.

IV
Tremblez, tyrans et vous, perfides,
L'opprobre de tous les partis !
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix. (bis)
Tout est soldat pour vous combattre.
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produira de nouveaux
Contre vous, tous, prêt à se battre.
Aux armes, citoyens ! etc.

V
Français, en guerriers magnanimes
Portons ou retenons nos coups !
É pargnons ces tristes victimes,
A regret, s'armant contre nous ! (bis)
Mais ce despote sanguinaire !
Mais ces complices de Bouillé !
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !
Aux armes, citoyens ! etc.

VI
Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté ! Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la Victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !
Aux armes, citoyens ! etc.

VII
Peuple français, connais ta gloire ;
Couronné par l'Égalité,
Quel triomphe, quelle victoire,
D'avoir conquis la Liberté ! (bis)
Le Dieu qui lance le tonnerre
Et qui commande aux éléments,
Pour exterminer les tyrans,
Se sert de ton bras sur la terre.
Aux armes, citoyens ! etc.

VIII
Nous avons de la tyrannie
Repoussé les derniers efforts ;
De nos climats, elle est bannie ;
Chez les Français les rois sont morts. (bis)
Vive à jamais la République !
Anathème à la royauté !
Que ce refrain, partout porté,
Brave des rois la politique.
Aux armes, citoyens ! etc.

IX
La France que l'Europe admire
A reconquis la Liberté
Et chaque citoyen respire
Sous les lois de l'Égalité ; (bis)
Un jour son image chérie
S'étendra sur tout l'univers.
Peuples, vous briserez vos fers
Et vous aurez une Patrie !
Aux armes, citoyens ! etc.

X
Foulant aux pieds les droits de l'Homme,
Les soldatesques légions
Des premiers habitants de Rome
Asservirent les nations. (bis)
Un projet plus grand et plus sage
Nous engage dans les combats
Et le Français n'arme son bras
Que pour détruire l'esclavage.
Aux armes, citoyens ! etc.

XI
Oui ! déjà d'insolents despotes
Et la bande des émigrés
Faisant la guerre aux Sans-Culottes
Par nos armes sont altérés ; (bis)
Vainement leur espoir se fonde
Sur le fanatisme irrité,
Le signe de la Liberté
Fera bientôt le tour du monde.
Aux armes, citoyens ! etc.

XII
Ô vous ! que la gloire environne,
Citoyens, illustres guerriers,
Craignez, dans les champs de Bellone,
Craignez de flétrir vos lauriers ! (bis)
Aux noirs soupçons inaccessibles
Envers vos chefs, vos généraux,
Ne quittez jamais vos drapeaux,
Et vous resterez invincibles.
Aux armes, citoyens ! etc.

Couplet des enfants
Nous entrerons dans la carrière,
Quand nos aînés n'y seront plus ;
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus. (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les survivre.
Aux armes, citoyens ! etc.
Enfants, que l'Honneur, la Patrie
Fassent l'objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l'âme nourrie
Des feux qu'ils inspirent tous deux. (bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :
Aux armes, citoyens ! etc.

La Marseillaise, hymne national de la France, fut composée le 26 avril 1792 par Rouget de Lisle, officier du génie en garnison à Strasbourg.
D'abord intitulé Chant de Guerre de l'Armée du Rhin, cet hymne fut adopté par les Marseillais, bataillon de fédérés de Marseille qui, venus à Paris en 1792 pour demander à l'assemblée la déchéance du Roi, prirent part à la journée du 10 août...
Décrété chant national en 1795, la Marseillaise fut interdite sous la Restauration et le Second Empire. Elle redevient le chant national de la France en 1879.



Les Cuirassiers

Au milieu de la bataille,
Sur les étriers de leurs grands chevaux,
Grisés par le sang, la mitraille,
Les cuirassiers chargent au galop.

C’est la charge, c’est la foudre,
C’est l’assaut dans le sang et dans la poudre,
L’ennemi s’enfuit, l’épée dans les reins,
Laissant tous ses morts sur le terrain.

Les cuirassiers sur les étriers
De leurs grands chevaux,
Pour mieux boir’ à la victoire
Remettent vivement les sabres au fourreau

Chant de canon.


Debout, les paras !

Debout, les paras, il est temps d' s'en aller,
Sur la route au pas cadencé.
Debout les paras, il est temps de sauter,
Sur notre Patrie bien aimée.
Dans les prés, dans les champs,
Les pépins dans le vent,
La mitraille accompagnera nos chants.

Parachutiste, voit le ciel est clair
Serre les dents, il est temps de sauter.
Le stick est prêt, le stick est prêt,
Tout le monde ira, tout le monde ira.
Pas un ne se, pas un ne se, dégonflera.
Parachutiste, voit le ciel est clair,
Serre les dents, il est temps de sauter.

Pour venir avec nous, pas besoin d'être gros,
Il suffit d'avoir du culot.
Pour venir avec nous, pas besoin d'être grand,
Il suffit d'avoir un peu de cran.
C'est trop dur vous direz,
C'est trop fort vous penserez,
Allons donc un peu de bonne volonté.

Allons, les copains, avec tout le barda,
Dans l'avion qui mène au combat.
Surtout les copains, n'oubliez pas le pépin,
Car la haut y a pas de magasin.
Mais ne vous en faites pas,
Même s'il ne s'ouvre pas,
On se retrouvera quand même tous en bas.




En passant par la portière

Il est là-bas en Algérie, un régiment dont les soldats, dont les soldats.
A chaque instant risquent leur vie. Parachutiste souviens-toi, oui souviens-toi.
Pour faire partie de cette élite, il faut bien être un peu cinglé, un peu cinglé.
Il faut surtout pas s'fair' de bile, savoir bien boire et bien sauter, et bien sauter.

Et après tout qu'est-ce que ça fout
Et on s'en fout, la, la, la...
En passant par la portière,
Parachutiste souviens-toi, oui souviens-toi.
Qu'un jour il pourrait se faire
Malgré toi, oui, malgré toi, la, la, la...
Qu'après une chute libre
Tu auras cessé de vivre, la, la, la...
Entorché dans l'atmosphère
Tu tomberas comme une pierre.


J'ai vu mourir un pauvre gosse, à peine âgé de dix-huit ans, de dix-huit ans.
Son pépin s'était mis en torche. Il est mort en criant Salan, criant Salan.
Je lui est fermé les paupières, recueilli son dernier soupir, dernier soupir.
Et j'ai écrit à sa pauv're mère, comme un para savait mourir, savait mourir.

Et comme on a jamais eu d'veine, un jour l'pépin s'ouvrira pas, s'ouvrira pas.
Sur cette putain d'terre Africaine, à cent à l'heure tu t'écraseras, tu t'écraseras.
On ramassera tes côtelettes, dans un grand sac à effets chauds, à effets chauds.
On dira saperlipopette, ce gazier-là n'a pas eu d'pot, n'a pas eu d'pot.

On te mettra en quatr'planches , entortillé dans ton pépin, dans ton pépin.
Au cimetière de Maison Blanche t'auras la gueule de tes copains, de tes copains.
T'auras les honneurs militaires et l'on mettra sur ton tombeau, sur ton tombeau,
La croix de guerre réglementaire. Et ce jour sera le plus beau, oui le plus beau.




Etre et durer

Si tu crois en ton destin,
Si tu crois aux lendemains,
L'ami faut pas hésiter,
Prends ton sac et viens sauter.
Avec nous tu pourras marcher.
Tu pourras être et durer.
Pour aimer et pour souffrir
Y a pas deux moyens de trouver tout ça
Pour toi sans aucun doute
Viens chez les paras


Si tu retournes au Pays
Si tu vas revoir ta mie
Pour nous tu lui conteras
Nos chants, nos cris et nos combats,
Mais qu'elle t'attende ou qu'elle t'oublie
Pense à ceux qui sont là-bas.

Si tu vas au bout du risque,
Si tu restes sur la piste,
La piste garce et cruelle
La piste sauvage et belle
Mourant, tu sauras l'aimer
Car elle t'aura tout donné.




L'infanterie de Marine

1
J'ai fait 3 fois le tour du monde
Jamais j'nai vu (ter)
Chose ausssi belle, chose aussi ronde
Que l'trou d'mon c... (ter) Marsouin !

L'infanterie de Marine, voilà mes amours,
Oui, je l'aimerai, je l'aimerai sans cesse.
L'infanterie de Marine, voilà mes amours,
Oui, je l'aimerai, je l'aimerai toujours !


2
Tous les obus de la Marine
Sont si pointus (ter)
Qu'ils rentreraient sans vaseline
Dans l'trou d'mon c... (ter) Marsouin !

3
A mon dernier voyage en Chine
Un mandarin, gras et dodu (bis)
Voulait me mettre sa grosse pine
Dans l'trou d'mon c... (ter) Marsouin !

4
J'ai fait 30 ans de gymnastique
Jamais j'nai pu (ter)
Donner un baiser sympathique
Sur l'trou d'mon c... (ter) Marsouin !

5
De Singapour jusqu'à Formose
Jamais j'nai vu (ter)
Chose aussi belle, chose aussi rose
Que l'trou d'mon c... (ter) Marsouin !




Loin de chez nous

Loin de chez nous, en Afrique, combattait le bataillon,
Pour refaire, à la Patrie, sa splendeur, sa gloire et son renom. (bis)

La bataille faisait rage, lorsque l'un de nous tomba.
Et mon meilleur camarade, gisait là blessé auprès de moi (bis)

Et ses lèvres murmurèrent, si tu retournes au pays,
A la maison de ma mère, parle-lui, dis-lui à mots très doux (bis)

Dis-lui qu'un soir, en Afrique, je suis parti pour toujours.
Dis-lui qu'elle me pardonne, car nous nous retrouverons un jour. (bis)

Ce chant funèbre a été créé en Algérie et est devenu un classique du répertoire du soldat.


Marche du 1er Commando de France

Quel est cet orage qui gronde ?
Quel est ce signe dans le ciel ?
Est-ce la fin de notre monde,
L'apocalypse qui nous réveille ?
Ce sont nos frères, nos camarades
Qui scandent ensemble et en cadence
Le grand Requiem de parade
Du Premier Commando de France.

C'est la grande marche virile,
C'est la grande marche du sang,
C'est le grand rythme des cœurs d'hommes,
Oh Commando !
C'est la grande marche virile des Commandos
C'est la grande marche du sang des Commandos
C'est le grand rythme des cœurs d'hommes,
Que les femmes, ah les femmes, n'entendent jamais
Commando
Que les femmes, ah les femmes, n'entendent jamais
C'est du sang nouveau
Comme du vin nouveau
Mais pas pour les lèvres des femmes.

Ils ont vaincu sous un ciel noir,
Mais ils n'ont pas pleuré leurs morts
Car dans l'amour de la victoire,
Ils se sont révélés plus forts.
Ils ont servi sur leurs tombeaux
Une patrie que leur vaillance
Fera plus nette que les couteaux
Du Premier Commando de France.
Un jour on les verra combattre
Ils seront beaux, ils seront purs
Ainsi ils marchent volontaires,
Vers la mitraille, sans murmure
Et sans murmure dans la souffrance
Pour mieux entendre au loin les cris
Echo des morts des ennemis
Du Premier Commando de France.



Les oies sauvages

Les oies sauvages vers le nord, leur cri dans la nuit monte.
Gare au voyage car la mort, nous guette par le monde (bis)

En avant vole grise armée, et cingle aux mers lointaines.
Tu reviendras mais nous qui sait, où le destin nous mène (bis)

Au bout de la nuit qui descend, voyage grise escadre.
L'orage gronde et l'on entend, la rumeur des batailles (bis)

Comme toi, toujours nous allons grise armée dans la guerre.
Murmure-nous si nous tombons, la dernière prière (bis)



La Piémontaise

O que je suis donc à mon aise
Quand j'ai ma mie auprès de moi
De temps en temps je la regarde
Et je lui dis embrasse-moi. (2 derniers en bis)

Comment veux-tu que je t'embrasse
Quand on me dit du mal de toi
On dit que tu vas à la guerre
Dans le Piémont pour servir le Roi

Ceux qui t'ont dit ça ma belle
T'avons bien dit la vérité
Mon cheval est dans l'écurie
Sellé, bridé, prêt à monter.

Quand tu seras dans ces grandes guerres
Tu ne penseras plus à moi
Tu verras l'une, tu verras l'autre
Qui sont cent fois plus belles que moi.

O j'y ferai faire une image
A la ressemblance de toi
La porterai sur mon bras gauche
Cent fois par jour l'embrasserai.

Mais que diront tes camarades
De t'y voir embrasser c'portrait
Je leur dirai : c'est ma maîtresse
Ma bien-aimée du temps passé

Je l'ai aimée, je l'aime encore
Je l'aimerai tant qu'je vivrai
Je l'aimerai quand je serai mort.
Si c'est donné aux trépassés.

Alors, j'ai tant versé de larmes
Que trois moulins en ont tourné.
Petits ruisseaux, grandes rivières
Pendant trois jours ont débordé.

Existant en plusieurs versions, tant en France qu'en Suisse, ce chant trouve certainement son origine dans une expédition du Piémont du début du XIXème siècle.


La rue

Puisqu'il nous faut vivre et lutter dans la souffrance,
Le jour est venu où nous imposerons au front.
La force de nos armes,
La force de nos cœurs et de nos bras.

Foulant la boue sombre
Vont les képis blancs
Foulant la boue sombre
Vont les képis blancs

La rue appartient à celui qui y descend
La rue appartient au drapeau des képis blancs.
Autour de nous la haine,
Autour de nous les dogmes que l'on abat.

Combien sont tombés au hasard d'un clair matin,
De nos camarades qui souriaient au destin ?
Nous tomberons en route,
Nous tomberons ou vaincrons au combat.

La vie ne sourit qu'au plus fort, au plus malin.
L'ardeur la fierté, la jeunesse sont dans nos rangs.
Pour nos combats, nos luttes.
Honneur fidélité sur nos drapeaux.

Puis le jour viendra de brandir notre flambeau.
Le peuple, la jeunesse s'uniront à nos drapeaux.
Nous sauverons la France,

Nous bâtirons l'Europe de demain.



Souvenir qui passe

Souvenir qui passe, la vieille caserne oubliée.
Le camp la remplace, avec ses feux à la veillée.
Dans la brune grise, la sentinelle demeure,
Oui, oui, oui, la sentinelle demeure.

Amis il faut que nous marchions, plus loin, toujours plus loin.
Le soleil dore les moissons, bercées par le vent de juin, le vent de juin.

En avant, serrons les rangs, que retentisse ce chant.
Oui ! un chant de guerre et de victoire, qui monte dans le soir..

Avançons sans répit, dans le vent, sous la pluie.
Les chansons sur les lèvres, calment la fièvre.

Si le sac est trop lourd, si les membres sont gourds,
Serrons les rangs, soldats, et à Dieu vat !
Va chez les paras.

Après la bataille inhumaine, vient un long repos.
Secoue ta peine, pavillon haut, pavillon haut

"Petit commentaire [...] concernant "Souvenir qui passe", ce chant à la teneur hautement guerrière. Il a été également connu sous le titre de "Vincunt Evocati" (on se demande bien pourquoi !) et c'est sous ce titre lui aussi hautement guerrier qu'il servait d'hymne au Groupement Ecole 306 de l'Armée de l'Air, lequel formait, entre autres, les EOR à Evreux dans les années soixante-dix. " Michel Gérard


Au terrain

Au terrain qui rassemble dans l'ombre,
Les sticks bien alignés pour embarquer.
Dans la nuit murmurent des voix sans nombre,
Les hommes sont impatients d'être largués.
Le casque est lourd, ami,
Mais par la porte ouverte,
Claquent les pépins,
Tu vas bondir, ami.
Hai'di haï do
Tu vas bondir ami,
Le go t'arrache vers ton destin.
Dans la rosée des prés, des bois,
Doucement tu te poseras.
L'air du matin te grisera,
Et te rendra fana.
Hai'di haï do hai'di haï do, etc...

Si un soir le sort veut que tu tombes,
Les copains seront là pour te venger.
Les pistes qui sillonnent le monde,
Prendront ton sang comme celui des aînés.
Ta seule détente, ami,
N'est pas dans le retour
Vers tes amours,
Mais pour la France, ami.
Hai'di haï do
Il faut lutter,
Para, sans trêve ni repos.
Si tu reviens dans ton pays,
N'oublie jamais tous ceux là-bas,
Qui pour défendre la patrie,
Mènent de durs combats.
Hai'di haï do hai'di haï do, etc...



Les dragons de Noailles

Ils ont décoré Paris, les fiers dragons de Noailles.
Avec les drapeaux ennemis, ils ont décoré Paris.

Lon, lon, la, laissez-les passer, les Français reprennent la Lorraine.
Lon, lon, la, laissez-les passer, ils ont eu du mal assez.

Ils ont traversé le Rhin, avec Monsieur de Turenne,
Au son des fifres et tambourins, ils ont traversé le Rhin.

Ils ont incendié Coblence, les fiers dragons de Noailles,
Et pillé le Palatinat, ils ont incendié Coblence.

Ils ont pris tous les chemins, d'Anjou, d'Artois et du Maine
Jamais ils n'ont peur de rien.

Lon, lon la laissez-les passer, ils ont eu du mal assez.

Dédiée au Maréchal de Turenne, la musique de cette marche date de 1678. Ce chant de l'Ancien Régime connaitra son heure de gloire durant la Troisiéme République au cours de laquelle il symbolisa l'attachement de la France aux départements perdus en 1870. Il convient de rappeler qu'au XVIIéme siécle, les troupes qui ne sont pas encore encasernées sont à la charge de l'habitant, de sorte qu'un régiment victorieux est d'autant plus populaire qu'il vit sur l'ennemi.


Landes Bretonnes

Version 1947
Refrain

Landes bretonnes, écoutez chanter
Traditions militaires, jeunesse et fidélité.
D'autres s’étonnent, pourquoi s'en soucier !
On ne fera pas taire des Officiers

1er couplet
Le vent du large fait claquer nos couleurs
Et vient remplir de joie plus pure nos cœurs

2ème couplet
La Promotion nouvelle saura garder
De ses Anciens l'exemple et la fierté

3 ème couplet
France, O mon beau pays, tu peux espérer,
Les murs détruits seront bientôt relevés.


Version 1985
Refrain

Landes bretonnes, écoutez chanter
Traditions militaires, jeunesse et fidélité.
D'autres s’étonnent, pourquoi s'en soucier !
On ne fera pas taire des Officiers

1er couplet
Le vent du large fait claquer nos couleurs
Et vient remplir de joie plus pure nos cœurs
La Promotion nouvelle saura garder
De ses Anciens l'exemple et la fierté

2ème couplet
Le Caso rouge et blanc soudain reparu
Dans Paris stupéfait : c'est Nouveau Bahut
France, O mon beau pays, tu peux espérer,
Tes murs détruits seront bientôt relevés.

3ème couplet
Morts d'Indochine et d'Algérie entendez
Monter vers vous le chant de fraternité
Sur notre insigne brille la flamme d'espoir
Elle brûle encore en nous, quarante ans plus tard

4ème couplet
Du Grand Carré, des Fines aux plus étoilés
Rien n'a jamais pu rompre notre amitié
Kléber, tant de Promos passées devant toi !
Vieux ou Nouveau Bahut : une même voix.


Chant de la promotion Nouveau Bahut

























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